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Kindia : la DPE menace de fermer 38 Écoles Privées clandestines

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38 Écoles Privées de Kindia sont en mises en demeure. Elles doivent se mettre en règle avant le 20 décembre prochain, au risque d’être fermées. C’est le Directeur Préfectoral de l’Éducation qui a annoncé cette décision ce samedi 30 octobre 2021.

Un peu plus d’une semaine après l’ouverture officielle des classes pour l’année scolaire 2021-2022, la Direction Préfectorale de l’Éducation (DPE) de Kindia a réuni les responsables des Écoles Privées de la préfecture pour échanger avec eux autour de certains sujets d’actualité. Tenue à l’école primaire du Camp Kémé Bourama, dans la commune urbaine, cette rencontre était une occasion pour les autorités Éducatives, de faire le compte rendu de l’atelier préparatoire de la rentrée scolaire tenu du 12 au 15 octobre, à Conakry, mais aussi d’expliquer aux responsables de l’Enseignement Privé les dispositions à prendre pour une année scolaire réussie.

L’un des points débattus au cours de la réunion est la situation des Écoles Privées non agréés. Le Directeur Préfectoral de l’Éducation, Ousmane Aïssata 1 CAMARA, a annoncé que si ces Établissements ne se mettent pas en règle avant le 20 décembre, ils seront tout simplement fermés.

« Nous avons constaté avec regret qu’il y a beaucoup d’écoles privées qui fonctionnent, qui ne sont agréées. Sur les161 écoles répertoriées à Kindia, nous avons 77 agréées, 46 semi agréées et 38 non agréées. Donc, nous avons demandé aux 38 écoles privées non agréées et celles semi agréées de se mettre à jour d’ici le mois de décembre. Passé ce délai, nous serons dans l’obligation de fermer ces écoles », a-t-il indiqué.

La question sensible liée au paiement des frais de scolarité a été aussi évoquée au cours de cette rencontre. Le directeur préfectoral de l’éducation a demandé aux Fondateurs des Écoles Privées de ne pas faire payer aux parents d’Élèves le mois d’octobre.

 « Nous nous sommes tous entendu sur le fait qu’on doit alléger un peu cette charge financière des parents, parce que c’est inadmissible de dire aux parents de payer le mois d’octobre en intégralité alors que les enfants n’ont fait que 10 jours de cours. Ce message a été porté aux fondateurs, ils l’ont compris. Ils disent qu’ils vont agir dans ce sens pour soulager les parents d’élèves », a dit Ousmane Aïssata 1 CAMARA.

Interrogé au sortir de cette rencontre, le vice-Président de l’Association des Fondateurs des Écoles Privées de Kindia, Amadou BAH, s’est réjoui de cet échange avec les autorités Éducatives. Il a demandé à tous les Fondateurs d’Écoles de se conformer aux normes en la matière.

« J’exhorte tous les fondateurs d’écoles privées de se conformer à la loi. La loi dit que pour fonder une école, il faut d’abord faire une demande en passant par la DPE où il y a une brochure dans laquelle il y a tous les critères. Il y a une visite sur le terrain, parce que l’école, ce n’est pas n’importe quoi.

C’est une concession, ce n’est pas juste une maison ou un magasin qu’il faut prendre et dire que c’est une école. Il y a l’emplacement et la distanciation qui comptent. Monsieur le DPE l’a dit, dans la cartographie, il faut 3 kilomètres entre les écoles. Mais chez nous ici, les gens construisent n’importe comment. Donc, c’est une disposition qui nous a plu, parce que ça va permettre d’organiser le secteur petit à petit », a déclaré le fondateur du Groupe scolaire privé Ecovi Hatiba, situé dans la sous-préfecture de Damakania.

Cependant, Amadou BAH ne semble pas apprécier la décision concernant le non-paiement des frais de scolarité du mois d’octobre.

 « Les écoles privées sont souvent victimes des décisions qui viennent du département. Parce que quand on ouvre les concessions scolaires le 21 du mois par exemple, c’est bon pour le public, mais pas pour le privé. Dans les écoles privées, un travailleur qui est là, même s’il commence le travail le 21, il s’attend à un salaire à la fin du mois, parce qu’il vit de ça. Mais l’Etat n’ayant pas tenu compte de cela, ça va créer des problèmes. Donc, pour le paiement du mois d’octobre, je peux accepter mais je ne peux pas contraindre les autres à le faire », a laissé entendre le vice-président de l’Association des Fondateurs des Écoles Privées de Kindia.

Amadou Baïlo Batouala Diallo

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