En principe et comme d’habitude, face aux polémiques j’évite d’ailleurs dans les débats à caractères polémiques voir les débats des personnes. Cependant, j’éprouve le devoir de faire face à cette lourde responsabilité morale qui pèsent sur mon esprit, lorsqu’il s’agit de l’intérêt général lié directement à la corporation dont je suis un illustre acteur, celle des cadres, Étudiants et Élèves issus de l’Enseignement arabe dans notre patrie.
Mr DIOUBATE puisque c’est de lui qu’il s’agit, lors d’une récente sortie médiatique, tenait des allégations aussi fallacieuses que tendancieuses à l’encontre des élèves et des professeurs de l’enseignement franco-arabe. « Ils n’ont aucun niveau » dixit notre directeur de l’ONABE.
Cette nocivité dans les propos émane déjà d’une androphobie acerbe à l’égard de nos jeunes frères, nos professeurs d’autant plus que s’il y a un sujet précis qui fait l’unanimité entre tous les Guinéens, c’est bel et bien la défaillance profonde et totale de l’ensemble du système Éducatif Guinéen, aussi bien dans l’enseignement général que ceux issus des écoles franco-arabes. Vouloir coller ce cliché noircissant uniquement à ce dernier serait une matité absolue et beaucoup de non-dit si l’on peut croire. Par ailleurs, malgré cette inefficacité générale qui caractérise le système Éducatif Guinéen, et malgré la dualité dans le cursus scolaire à laquelle font face les Élèves franco-arabes, ceux-ci parviennent à réussir avec brio leurs passages académiques dans des Universités arabes voir françaises à l’international, du Niger en Iran en passant par le Maroc, l’Algérie , l’Égypte, le Soudan et l’Arabie Saoudite, ils ont très souvent laissé de bonnes réputations en faveur de notre pays par le biais du sérieux et abnégation dont ils font fait preuve.
En outre, autre aspect évoqué par ce Monsieur, était lié aux filières académiques dans lesquelles ce jeunes se spécialisent une fois admis à l’étranger, le Sieur s’attribue avec suffisance et arrogance la faveur d’envoyer les jeunes à l’étranger, en prétendant : Je ne les envois pas pour apprendre l’Imamat mais plutôt pour devenir des cadres…Puéril et choquant que puissent paraître ces papotages, Mr DIOUBATE, ayez l’honnêteté de reconnaître que l’essentiel du mal dont souffre la Guinée aujourd’hui n’est autre que l’immoralité qui gangrène très souvent le comportement de nos dirigeants et cadre dans la gestion de la chose publique, notre pays n’est ni en manque de richesses ni en manque de formation mais plutôt en manque d’une gestion judicieuse et morale qui ne peut en aucun cas se concrétiser sans l’implication effective des imams, religieux et scientifiques, l’on se demande si réellement vous connaissez l’historique des détournements des biens publics et ses auteurs dans notre pays?. Nous espérons que vous n’en faites pas partie , en tout état de cause les arabophones Guinéens sont en marge de ces pratiques ordurières.
En fin vous accusez les Professeurs de langue arabe d’avoir inscrit leurs enfants dans les écoles françaises, tout d’abord cela est une question de choix personnel et n’a rien à voir avec cet autre problème auquel nous faisons face, en suite cela ne vous donne pas le droit de suspendre les bourses de pauvres élèves qui ont choisi d’opter pour cette formation, car ce ne sont pas seulement les enfants des professeurs arabes qui vont et qui doivent aller aux écoles franco-arabes. Somme toute, je conclus par ce récit prophétique en guise de rappel pour vous ((Oh Dieu, quiconque en charge de quelques affaires de ma communauté, est dur avec elle, afflige-lui aussi une dureté de ta part, et quiconque en charge de quelques affaires de ma communauté, est gentil avec elle, sois gentil aussi avec lui)) rapporté par Mouslim.
Dr Mory KONATE Auteur et Enseignant Chercheure en Jurisprudence Islamique















