Dans un contexte de tensions grandissantes, les enseignants et fonctionnaires de Kankan dénoncent des retenues salariales injustifiées par la banque VISTAGUI. Une situation qui suscite l’indignation et appelle à des solutions urgentes.
La situation est tendue à Kankan, où les Enseignants-Chercheurs et autres Fonctionnaires se retrouvent en proie à des problèmes financiers sévères liés à leur salaire. Isaï HABA, Enseignant-Chercheur à l’Université Julius NYERE de Kankan et Chargé des Conflits et Négociations au SNASURE, a exposé les difficultés rencontrées par ses collègues face à des retenues inattendues sur leurs salaires.
Selon les témoignages recueillis, les Fonctionnaires ont constaté des pertes salariales allant de 800 000 FG jusqu’à 1.000 000 Francs suite à des coupes effectuées par la Banque VISTAGUI. Cette situation résulte d’un manque de communication sur les nouvelles directives de la Banque centrale, qui, après le rachat de la BICIGUI par VISTAGUI, aurait instruit la Banque de suspendre les ASIO (frais de traitement des comptes) jusqu’à nouvel ordre. Or, cette suspension n’a pas été clairement communiquée aux employés, entraînant un choc financier lorsque ces frais ont été appliqués rétroactivement.
Des Enseignants, qui percevaient habituellement des salaires de 4 500 000 francs, se sont ainsi retrouvés avec des montants réduits de 800 000 FG, 900 000 FG et jusqu’à 1 000 000 FG. La colère monte parmi les fonctionnaires, d’autant plus que la situation semble inégale : certains employés d’autres banques n’ont pas subi de coupes similaires, tandis que d’autres au sein de VISTAGUI sont touchés de manière disproportionnée.
Face à cette crise, Monsieur HABA Isaï a souligné l’importance de rassembler les victimes pour établir une liste et faire entendre leur voix. Il a également précisé que les discussions avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche Scientifique et de l’Innovation n’avaient pas encore eu lieu, car le premier objectif est de mobiliser les Enseignants et de coordonner les actions à entreprendre. Les frustrations grandissent, et les employés demandent des comptes à la Direction de la Banque, qui a manifestement failli à ses obligations d’information.
En outre, l’Enseignant a fait part d’une volonté collective de quitter VISTAGUI, cette décision étant motivée par des pratiques jugées inacceptables. Cependant, des obstacles subsistent : la Banque refuse de transférer les documents nécessaires pour permettre aux fonctionnaires de changer d’établissement. Cette résistance a exacerbé le sentiment d’abandon et de mépris ressenti par les employés, qui se sentent pris au piège dans une Institution qu’ils jugent peu fiable.
La situation à Kankan met en lumière une crise salariale qui appelle à une action rapide et efficace. Les Enseignants et les autres Fonctionnaires se battent non seulement pour retrouver leurs droits, mais aussi pour garantir une meilleure transparence et un traitement équitable de la part de leur Institution Bancaire. Dans un climat déjà fragile, il est impératif que les autorités prennent les mesures nécessaires pour résoudre cette situation avant qu’elle ne dégénère davantage.
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