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Lola : Plusieurs élèves soupçonnées dans le tournage des « vidéos pornographiques »

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Depuis près d’un mois maintenant, certaines lycéennes et collégiennes de la commune urbaine de Lola sont soupçonnées dans le tournage des vidéos pornographiques. Ces vidéos obscènes font le tour des réseaux sociaux comme Facebook et autres. Une situation qui préoccupe davantage les autorités locales et les défenseurs des droits de l’homme surtout à l’approche des examens nationaux, car plusieurs de ces élèves sont des candidates. Pour contrecarrer ce fléau dans la cité, les responsables sont allés à la rencontre des élèves du lycée moderne de Lola mercredi, 27 mars pour leur faire savoir les inconvénients des réseaux sociaux et les articles qui condamnent la cybercriminalité.

C’est une triste nouvelle pour le proviseur du lycée moderne de Lola Tomè CONDE qui pointe du doigt la démission parentale dans l’éducation des enfants. « C’est vraiment triste quand j’ai appris la nouvelle, la première s’appelle Bintou Boré quand son père est venu me voir je lui ai dit que son enfant est mal éduquée. Je lui ai dit de ne plus venir me voir, d’aller régler au commissariat. Le second cas concerne Mawa Djiba Chérif, une fille que j’ai souvent respectée, elle vient de Kamabéréma. Aprés cet acte, j’ai été appelé au département par le jeune frère de son père. Quand j’ai vu cette fois-ci la photo, j’étais dépassé j’étais très dépassé. Dans toutes les familles en République de Guinée, les parents n’assument pas leurs responsabilités. Ils ont délaissé complètement l’éducation des enfants. La preuve en est quand les vacances perdurent seulement, ils sont pressés pour que les enfants reprennent le chemin de l’école pour qu’ils soient libres. Est ce que l’école c’est un lieu où on chasse les bandits? Nous n’avons que quelques heures avec les élèves le reste dans les quartiers. Si les parents ne se lèvent pas, la sensibilisation qu’on vient de faire il n’aura pas d’écho, même s’il y’aura d’écho, mais il y’aura pas d’effet », a-t-il estimé.

Pour Emmanuel Fassou SAGNO, représentant du réseau des défenseurs des droits de l’homme dans la région administrative de N’Zérékoré, les réseaux sociaux n’entrent plus dans le cursus scolaire d’un enfant. « Nous sommes en train de voir le système éducatif de vivre des évènements qui n’entrent pas dans le cursus scolaire d’un enfant ou d’un élève. Un élève doit se concentrer sur ses études, sur son avenir. Nous constatons que beaucoup d’élèves sont naïfs pour publier leurs photos, leurs images ou leurs vidéos pornographiques. Cela ne se doit pas à l’école. Nous sommes là pour les sensibiliser d’arrêter ce comportement, et pour leur dire que ces attitudes sont répréhensibles, elles sont condamnées par la loi. Aussi, à travers le juge, on a cité les articles qui réprimandent toutes ces infractions liées à la production, à la diffusion des images obscènes sur les réseaux sociaux et les vidéos pornographiques. Nous espérons que les messages qui viennent de passer porteront fruits et les enfants vont en tirer profit », a espéré Emmanuel Fassou SAGNO.

Une enquête est déjà ouverte pour traquer des meneurs à en croire capitain Etienne HABA, chef section OPROGEM au commissariat central de Lola. « Pour le premier cas, nous avons pour le moment un suspect, le dossier est à la fin de son traitement pour déférer à la justice. Et le second cas, le suspect se trouve à Conakry, ma direction générale est en train de faire tout son possible pour l’arrêter. Dès qu’il sera arrêté, soit ils vont le transférer sur Lola ou ils vont le juger à partir de Conakry. Les victimes sont déjà entendue. Nous ferons tout possible pour que ces personnes soient arrêtées. Franchement, quand vous voyez ces différentes vidéos c’est très déplorable, c’est très horrible. Quand nous exposons des parties intimes de nos mamans. Ceux qui ont fait ça, je me demande s’ils sont nés d’une maman je ne sais vraiment pas, c’est très grave. Nos diasporas ont vu toutes ces vidéos », a-t-il fait savoir.

Les élèves quant à eux, se disent satisfaits de ces messages et comptent les transmettre à leurs amis. Le juge de paix de Lola Amadou Oury Barry se dit prêt à engager des poursuites contre ces prévenus tout en revenant sur les articles qui condamnent la cybercriminalité en République de Guinée.

 Kalenews.org