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Enseignement Supérieur/Projet INDIGO: Mamadi Sayon CAMARA à cœur ouvert (Interview)…

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Le projet Internationalisation et Développement des Indicateurs de Gouvernance tire vers sa fin. Co-financé par l’Union Européenne, le projet a à ce jour permis à plusieurs Institutions d’Enseignement Supérieur de mettre en place un projet de développement Institutionnel appelé Projet d’Etablissement. Alors que les partenaires à part entière sont actuellement à Liège (Belgique) pour l’avant dernier évènement, votre quotidien en ligne Universiteactu.com a reçu M. Mamadi Sayon CAMARA, Enseignant-Chercheur et Chargé de l’Information et de la Communication de l’Université Général Lansana CONTE de Sonfonia-Conakry, Université chargée du Workpackqge 7, dédié à la communication, pour nous faire le point.

Universiteactu.com: M. Sayon, Vous êtes chargé de la communication de l’Université mais aussi du projet INDIGO, que pouvons-nous retenir du projet à ce jour ?

Mamadi Sayon CAMARA: Le projet Indigo est un projet structurel pour améliorer les indices de développement, particulièrement de gouvernance de nos Institutions d’Enseignement Supérieure. Il va surtout permettre à chaque IES partenaires d’avoir un projet d’Etablissement et éviter un fonctionnement à vue.

A date, toutes les institutions d’Enseignement Supérieur guinéens partenaires du projet ont élaboré un projet de développement sur les cinq prochaines années.  Les Projets d’établissement sont nés à partir d’un long processus strict et rigoureux allant de l’état des lieux aux aspirations de l’institution. Les projets sont chiffrés. Il y a des projets qui sont déjà adoptés par les Conseils des Universités et transmis au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.

Toutes les IES guinéennes sont-elles partenaires du projet ?

Une bonne partie des IES : trois IES partenaires à part entière : L’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry et l’Université Koffi Anan de Guinée.

Huit IES partenaires associés : L’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah, l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké, l’Institut Supérieur des Sciences Médicales et Vétérinaires de Dalaba, l’Institut Supérieur de technologie de Mamou, l’Université de Labé, l’Université de N’zérékoré, l’Université Jilius Nyéréré de Kankan et l’Université de Nongo Conakry.

Trois établissements d’Enseignement Supérieur européens : l’Université Paris 1 Panthéon Sorbone, l’Université de Viadrina et l’Université de Liège sont partenaires à part entière. Autres partenaires techniques et financiers accompagnent le projet : l’Union Européenne, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, l’AUF, l’AFD, Enabel, l’Ambassade de France, Bocej

A la fin du projet INDIGO, à quoi faut-il s’attendre ?

L’évènement final, je veux parler de la clôture du projet, est prévu à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry en fin 2022 ou au premier trimestre de 2023. Lors de cet évènement final, tous les projets guinéens seront présentés dans leur version finale, sous la coordination du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation. Ce qui nous permettra de booster les indices de nos Universités et Instituts non seulement dans le domaine de la gouvernance, de la recherche, des infrastructures, de l’enseignement, de la vie universitaire mais aussi du service rendu à la communauté. On s’attend donc aux projets d’établissement bien peaufinés. Ainsi, nos universités cesseront de fonctionner à vue et le MESRSI aura des outils pour planifier des activités futures autour des priorités.

Une mission s’apprête à rallier la Belgique pour l’avant dernier évènement d’INDIGO, Pourquoi cet évènement ?

L’atelier de Liège n’était pas prévu dans le projet. C’est à la demande des partenaires à part entière que le coordinateur (Paris 1) et notre partenaire financier (Union Européenne) ont accepté de programmer et financer un atelier à l’Université de Liège. Cet atelier permettra aux partenaires à part entier de faire le tour des Universités, comprendre leur fonctionnement, les points communs, les différences et peaufiner les projets d’établissement déjà rédigés. Le rendez-vous de Liège s’avère donc nécessaire.

Avec ces différents projets, n’avez-vous pas d’inquiétudes connaissant les conditions économiques que traversent nos Institutions d’Enseignement Supérieur ?

   Pour celui qui connait les ressources financières de notre système d’enseignement supérieur, l’inquiétude réside dans le financement des changements souhaités et écrits dans les projets. Mais nous avons un grand espoir puisque la nouvelle équipe du MESRSI, dirigée par Dre Diaka SIDIBE, est à l’écoute des IES et accompagne les initiatives d’amélioration de gouvernance. Pour un projet de plusieurs milliards comme celui de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, l’accompagnement du Ministère de tutelle, des partenaires techniques et financiers, du personnel des universités est une nécessité. C’est pourquoi les projets sont construits sur la base d’une large concertation. Avec la volonté de notre ministère et la volonté des dirigeants de nos IES, on a espoir.

Interview réalisé par SOW Telico

Tel:00224 622 98 10 01

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