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Orientations des bacheliers dans les Universités Privées: Un Fondateur emboîte les pas de la CRESUP

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Dans une interview accorde à notre rédaction, le Président du Conseil d’Administration de l’Université Ahmadou DIENG revient sur le fonctionnement de l’Enseignement Supérieur en Guinée. Fictifs, classement, performances, diffamations des Institutions Supérieurs privées. Mamadou Pathé DIENG dit tout. A en croire le Commissaire Adjoint au RIDEPES CAMES, les meilleurs Enseignants interviennent en grande majorité dans les Institutions d’Enseignement Supérieur privé.
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Je suis Mamadou Pathe DIENG, Président du Conseil d’administration de l’Université Ahmadou DIENG, Commissaire Adjoint au RIDEPES-CAMES (Réseau International des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur de l’Espace CAMES), Enseignant-Chercheur membre du réseau ouest et centrafricain de recherche pour l’éducation (ROCARE), Expert au sein d’InterAction Council (ONG internationale qui rassemble d’anciens dirigeants mondiaux ayant pour mission d’élaborer des recommandations, de favoriser la coopération et l’action positive dans le monde, avec comme membres éminents les Présidents Bill Clinton, Obama, Obasanjo, et les Premier Ministres Komara et Jean Chrétien du Canada, ainsi qu’une quarantaine d’autres leaders mondiaux), Expert de l’Organisation Internationale de le Francophonie (OIF).

Pouvez-vous nous faire une brève historique de l’enseignement supérieur en guinée ?

L’enseignement supérieur guinéen est né au début des années 1960, par la création de l’Institut Polytechnique de Conakry (IPC en 1963) avec l’appui de l’Ex URSS. Au cours des années 1970 furent créées, dans la presque totalité des préfectures de Guinée, des facultés d’agronomie dont le fonctionnement s’est rapidement heurté à la pénurie d’enseignants qualifiés et la disponibilité d’intrants pédagogiques. Pendant les années 1980, à la suite de la tenue d’états généraux de l’éducation, un processus de centralisation des institutions d’enseignement supérieur fut amorcé. Ainsi pendant les années 1990, le système d’enseignement supérieur a été réorganisé autour de deux universités (Conakry et Kankan) et trois instituts supérieurs (ISMG à Boké, ISAV à Faranah et ISSEG à Manéah transféré ultérieurement à Lambanyi Conakry).

 L’explosion démographique et l’amélioration exponentielle du taux de scolarisation aidants, les écoles publiques et privées ont alors connu une démultiplication anarchique ; Au cours de la première moitié des années 2000, ces cinq institutions d’enseignement supérieur (IES) ne parvenaient plus à couvrir la demande sociale d’enseignement supérieur. Il fut un moment où les dortoirs et réfectoires furent transformés en salles de classes, et même des écoles primaires furent louées pour servir d’infrastructures pédagogiques. Résultat : Il est arrivé que des titulaires du baccalauréat dussent attendre deux ou trois années après leur admission avant de trouver une place dans l’une des institutions d’enseignement supérieur publiques à la suite d’un concours d’accès finalement controversé.

Comment et pourquoi les Universités privées ont été créées ?

Pour corriger cette faille du système d’enseignement supérieur, dans la seconde moitié des années 2000, deux processus furent conduits parallèlement. Un nouveau processus de déconcentration des IES publiques (qui sont passées de 5 à 17 institutions), et un processus d’ouverture du système d’enseignement supérieur à l’initiative privée.

C’est dans ce contexte tendu que fut autorisée, la création d’institutions d’enseignement supérieur privées (dont le nombre avoisine la quarantaine de nos jours). Dans la foulée, aux fins de résorber le flux de bacheliers en attente d’inscription, l’Etat a initié le financement des frais de scolarité d’étudiants inscrits dans les IES privées (Bourse).

Cette pratique fut instaurée pour des raisons d’équité (puisque les étudiants inscrits dans les IES publiques jouissent de gratuité) et d’amélioration de l’accès (puisque les IES publiques n’absorbaient pas la totalité des bacheliers). Il est donc extrêmement important de rappeler que les institutions d’enseignement supérieur privées ont existé pour répondre à un besoin qui est toujours présent.

Quelle est la situation actuelle de l’Enseignement Supérieur prive ?

A. En tant que Président d’un complexe Universitaire avec plusieurs campus a travers le pays, quelle est votre lecture honnête de la situation actuelle?  

De nos jours, malgré l’existence des agréments, autorisations et autres documents légaux décernés aux universités privées, une grande campagne de désinformation est menée contre les fondateurs qui ont été de simples victimes de la confiance aveugle qu’ils ont eu dans l’Etat qui leur a demandé d’investir et de s’investir dans la formation des fils et filles de Guinée. Beaucoup se sont endettés, certains même ont fait faillite dans afin d’assurer une formation de qualité. Pendant les orientations des bacheliers dans le privé, l’étudiant Guinéen n’avait plus besoin de suivre les cours par les fenêtres par manque de place, ni d’aller en cours a 5h du matin pour s’asseoir. Il n’y a pas eu non plus d’incidents graves (grèves, revendications, etc…)

Le problème est que le privé est toujours vu d’un mauvais œil parce qu’il menaçait le public. Le privé a été victime d’un acharnement due selon certains, à l’entrée de certains fondateurs dans la politique et d’autres, à la désinformation délibérée orchestrée pour récupérer les étudiants et les « entasser » dans les universités publiques pour des calculs financiers parce que tout simplement plus d’étudiants est synonyme de gros Budget.

B. Les Institutions d’Enseignement Supérieur prive forment des chômeurs, qu’en dites vous ?

L’unanimité aujourd’hui dans les milieux sérieux est que le privé forme mieux, et cela pour plusieurs raisons :

  • Les infrastructures : Les institutions d’enseignement supérieur prive ont des classes de 25-30 étudiants, alors que certaines institutions publiques ont des effectifs dépassant mille étudiants dans les salles de classe.
  • Les équipements : Les institutions d’enseignement supérieur prive aujourd’hui sont dûment équipées à cause de l’exécution prompte des dépenses alors que le public est paralysé par la lourdeur administrative.
  • La Formation : soucieux de la qualité, Les institutions d’enseignement supérieur prive offrent des cours d’appoint et des cours hors programmes gratuits (Informatique, Anglais, Communication, Logiciels Spécialisés, Etc.) aux étudiants, bien que ces modules ne fassent aucunement pas partie des programmes accrédités sur le plan national. Ces dépenses supplémentaires sont faites dans l’unique souci de former des étudiants outillés pour le marché du travail. 

C. Il parait que vos Enseignants ne sont pas qualifies, que n’importe qui Enseigne au privé, Est-ce vrai ?

Les meilleurs enseignants interviennent en grande majorité dans les institutions d’enseignement supérieur privé pour deux raisons : ils sont payés au taux horaire de 50 000 Gnf en moyenne et peuvent abattre plusieurs cours ; alors qu’au public, ils ont un traitement fixe quel que soit le nombre d’étudiants ou de cours.

Il est aussi important de signifier l’intervention, dans les institutions d’enseignement supérieur privées, des professionnels titulaires de D.E.S mais ayant des dizaines d’années d’expérience professionnelle (Banquiers, Avocats, Magistrats, experts comptables, Ingénieurs, Experts…) qui sont des hauts cadres du secteur public et privé et qui sont plus aptes à former les étudiants selon les exigences du LMD c’est-à-dire[MD1]  la dualité entre théorie et pratique. Parfois, le praticien de plus de 10 ans d’expérience avec un master forme mieux que le théoricien avec un doctorat.

D. Il parait que les Institutions d’Enseignement Supérieur prive sont moins performantes et n’offrent pas une formation de qualité.

Malgré le fait que les Universités Publiques aient l’appui et les moyens de l’Etat à leur disposition, les institutions d’enseignement supérieur prive ont été mieux classées lors des dernières évaluations (lors de la première évaluation conduite par le département et financée par les institutions internationales en 2011, la meilleure université fut privée devant toutes les institutions publiques (Ce qui a d’ailleurs valu la non-publication des rapports). Lors des récentes évaluation de l’ANAQ (Agence Nationale d’Assurance Qualité), certaines universités publiques n’ont pu faire valider aucun de leurs programmes mais tout ceci est caché au grand public. La réalité est que les universités publiques sont surpeuplées, donc dans l’impossibilité d’absorber les milliers d’étudiants qui y sont orientés ; et qui préfèrent se retrouver au privé parce qu’en quête de qualité. Les effectifs peuvent en témoigner, vous pouvez le constater de vous-même. Le comble est que leurs pécules ainsi que leur quotepart dans la subvention de ladite institution resteront alors qu’eux n’en profitent point.  Il suffit de visiter l’Université UGLC de Sonfonia a 6 heures du matin pour voir l’affluence, et observer avec tristesse certains étudiants suivre les cours de la fenêtre par faute de place. Certaines classes atteignent le millier d’étudiants alors qu’au privé le maximum est de 60 étudiants qui suivent les cours dans des salles de classes parfois climatisées.  

L’avant dernier ministre de l’éducation nationale disait lui-même que « Quand on dit que l’école guinéenne est malade, les gens pensent que c’est une déclaration politique et en réalité quand on compare ces données aux autres pays, on trouvera que c’est la vérité. C’est pourquoi je sollicite que les enseignants du primaire, secondaire et de l’université soient formés, car le plus gros problème que nous avons en Guinée, c’est la qualification des enseignants surtout dans la langue française ». Si les autorités elles-mêmes reconnaissent que les enseignants du pré universitaire eux-mêmes ont de graves lacunes, comment seront les bacheliers ? Est-ce le rôle ou la responsabilité des universités d’apprendre les bases (Grammaire, orthographe, arithmétique…) aux nouveaux étudiants ? Plusieurs universités privées le font gratuitement (cours d’appoint) dans le souci de préserver leur crédibilité, leur image et sauver l’avenir de l’étudiant.

Un autre exemple palpable de la qualité incontestée au privé sont les cours d’anglais et d’informatiques gratuits, qui sont dispensés en plus des programmes normaux afin que l’Etudiant soit compétitif sur le marché de l’emploi parce qu’un diplômé sans connaissances de l’anglais et de l’informatique n’a aucune chance sur le marché de l’emploi.

E. Parlez-nous des fictifs dans les Universités privées. Il parait qu’il yen avait des milliers ?

Les récents contrôles ont prouvé qu’il y a plus de fictifs dans les Universités Publiques qu’il y a d’étudiants au privé. Il existe une confusion totale entre fictifs et bacheliers authentiques inscrits contre les recommandations du ministère, qui ne tient pas compte des réalités lors des orientations. Aujourd’hui, au privé, tous nos effectifs sont des étudiants initialement orientés au public mais qui préfèrent la quête de la qualité. Cependant, leurs bourses d’entretient continuent à être versées à l’Universite publique ou ils ne se sont jamais inscrits. Mais à ce que je sache, personne ne les déclare fictifs.

F. Mais pourquoi ne pas voir signale les Etudiants qui sont pas inscris chez vous.

Revenons aux fictifs, qui étaient supposés être au nombre de 30 000 au privé, mais qui étaient parait-il plus nombreux au public. L’explication est simple, même en France, le taux d’abandon étant de 30 %, il est normal que 30% des étudiants qui s’inscrivent en L1, soit environ 30 mille sur les 110 000 étudiants inscrits depuis 2008 dans le privé, abandonnent les cours pour une raison ou une autre (échecs, voyage, simple abandon, etc.). En ce qui concerne les contrats, ils étaient non révisables, étaient signes avec des mois de retard et payés avec plusieurs années de retard.  Il est primordial de souligner que la signature des contrats, pour plusieurs raisons, retardaient de plusieurs mois avant d’être bouclés. En partir de ce moment, les fondateurs s’engageaient à préfinancer la formation des étudiants en attendant le paiement des bourses, qui, encore une énième fois, prenait des années. Seuls les profanes ignorent que le LMD prévoit que l’étudiant peut prendre une pause académique pour diverses raisons, c’est d’ailleurs pour cette raison que l’étudiant se voit accordée une année supplémentaire (qui n’est pas facturée) pour valider ses cours. Il peut donc être absent lors de la biométrie sans être un fictif. Par ailleurs, la biométrie a révélé à certains endroits que plusieurs institutions avaient un surplus d’étudiants qui étudiaient gratuitement qui furent quand même pris en charge par le ministère : acte salutaire.

G. On vous accuse de surfacturation, qu’en dites-vous ?

Nous rappelons qu’il est impossible de surfacturer lorsque, de façon consensuelle, les frais d’études sont fixés avec le département de tutelle, et que des contrats en bonne et due forme sont signés après un contrôle minutieux des effectifs, par le ministre de l’Enseignement supérieur et celui des finances.  La surfacturation existe surement dans d’autres domaines mais surement pas dans l’enseignement supérieur privé. Cependant, les universités privées furent victimes de retards intempestifs, parfois de plusieurs années, pour le paiement des bourses. Pour preuve, l’orientation au privé est arrêtée depuis 2017 mais les paiements ont continué jusqu’en 2021, parce qu’on payait toujours avec deux à trois années de retard. Notez encore une fois le patriotisme des fondateurs qui ont contractés des prêts et des taux d’intérêts et agios astronomiques aux banques pour ne pas interrompre la formation.

H. Le rapport qualité prix au prive est très faible : le budget alloue est exorbitant et les résultats faibles.

Les institutions d’enseignement supérieur privé abritent aujourd’hui près de 50 000 étudiants et plus de dix mille employés (Personnel Administratif et enseignants) ; Elles investissent presque tous les revenus dans les infrastructures, équipements et enseignements. Ceci peut se vérifier par une simple visite des différents établissements.

Il est vrai que les montants alloués au privé peuvent paraitre considérables, mais l’aspect le plus important est la tranquillité sociale. Contrairement aux temps ou les institutions d’enseignement supérieur privées n’existaient pas, les grèves récurrentes (Enseignants et Etudiants) ont paralysé tout le pays à des moments. Aujourd’hui, cela n’existe plus parce que les enseignants arrivent à mieux vivre avec les prestations au privé et n’ont même plus de temps de se syndicaliser. De même, les étudiants sont mieux gérés et encadrés ; pour preuve, il n’y a jamais eu de sérieuse grogne estudiantine depuis la création des universites privées. 

 Entre 2008 et 2018, les universités privées au nombre de 40 ont coûté à l’Etat guinéen, Mille sept cents milliards de francs guinéens pour scolariser 110 mille étudiants. Ce que l’on ne dit pas à l’opinion est que la formation par étudiant a coute 15 millions Gnf pour tout le cycle, soit 4 millions par année universitaire par étudiant, montant dérisoire payée par l’Etat a compte goutes avec des années de retard. Notez que certaines écoles maternelles en Guinée coutent deux à trois fois ce montant.

Que pensez vous de vos relations avec l’Etat?

L’enseignement supérieur privé demeure au cœur de tous les débats relatifs à l’éducation partout dans le monde. Il a de plus en plus un rôle de levier essentiel de développement surtout dans une économie du savoir basée sur la recherche et l’innovation. Les études montrent par exemple que les pays de l’OCDE où les individus suivent une année d’études supérieures supplémentaire peuvent, avec le temps, accroître leur productivité et leur rendement économique de 3 à 6 %. La société moderne a de plus en plus besoin des compétences hautement qualifiées. Celles-ci devraient constituer les outputs naturels des universités, mais ceci reste à démontrer. La demande pour les hautes qualifications augmente plus vite que n’évolue l’offre des institutions universitaires.

L’impact de l’enseignement supérieur sur le développement social et économique est sous-estimé depuis longtemps. Le Groupe de travail sur l’enseignement supérieur dans les pays en développement, réuni en 2000 par la Banque mondiale et l’UNESCO, souligne que l’instruction a de profondes répercussions tant micro que macro-économiques. Les personnes relativement plus instruites en général réussissent mieux sur le marché du travail. Les pays dotés d’un plus grand nombre d’établissements d’enseignement ou affichant des taux de scolarisation plus élevés paraissent plus dynamiques et plus compétitifs sur les marchés mondiaux, et plus performants du point de vue du revenu par habitant.

En tant qu’institutions privées au service de la nation, notre rôle est de former les acteurs du développement de la guinéen de demain. Pour atteindre cet objectif, nous sommes disposés à œuvrer en partenariat avec l’Etat pour développer notre pays. Vous savez, en guinée, on jette toujours le bebe avec l’eau de bain. Sinon comment expliquez vous que nos institutions soient appréciées à l’international mais dénigrées localement. Personnellement, notre université a investit plus de 70 milliards GNF en seize ans, avec des partenariats avec des institutions respectées de par le monde (Universite Hampate BA, Dakar, Sénégal, Universite Agitel, Abidjan, Cote d’Ivoire, Campus Globe, Paris, France, Ecole Supérieure des Réseaux Informatiques au Maroc (ESRIM) Settat, Maroc, Ecole de hautes études en commerce international (HECI) Casablanca, Maroc, L’Universite Technique d’Ostrava, République Tchèque, L’Universite de MONS, Belgique, Brest Business School, Brest, France, ISEN (Institut Supérieur de l’Electronique et du Numérique), Brest France, EMBA (Ecole de Commerce Spécialisée sur l’Asie) Quimper, France, INEAD (Institut National d’Enseignement à Distance) Marseille, France, Universite de LUDONG, Ludong Chine, Universite Hassan 2, Casablanca Maroc, Ecole Nationale de Commerce et de Gestion (ENCG), Casablanca Maroc, etc.).

Nous restons résolument engages à continuer à servir notre patrie, avec ou sans orientation des étudiants.

Néanmoins il est important de reconnaitre qu’a un moment donné, il y a eu une prolifération d’universités ou la qualité de la formation lassait à désirer, mais cela est la responsabilité de l’Etat. Les institutions privées sérieuses ne devaient pas payer pour ça.

Un denier mot. 

L’enseignement supérieur privé a surpeuplé l’Etat dans le développement du système d’enseignement supérieur guinéen. Il contribue aux investissements physiques (infrastructures et équipements), accroit l’accès et contribue à réduire les dépenses sociales tout en centrant les investissements sur les intrants pédagogiques.

L’avènement du CNRD étant un espoir pour les Guinéens, il est important de poser les vraies bases pour un développement harmonieux. Un accent particulier doit être mis sur la formation de nos élites qui sont appelées à prendre la relève, afin que nos sacrifices d’aujourd’hui ne soient vains demain. Cela passera par une éducation de qualité qui ne s’obtiendra que par la concurrence.

Il faudra donner la même chance aux institutions, laisser les étudiants et les parents choisir librement les institutions de qualité, et laisser le soin à l’Etat arbitrer et règlementer afin que les Guinéens aient accès à la meilleure formation dans la sous-région.  

Je recommande que l’Etat prenne l’option de garder le mix enseignement supérieur public et prive tout en redéfinissant leurs sphères respectives (accréditation des filières), les mécanismes de financement (critères d’allocation des subventions) et le contrôle de leurs activités et de la qualité des prestations) sur la base des principes de responsabilité et de recevabilité. Les institutions d’enseignement supérieur privées restent disposées à accompagner l’Etat tout en plaidant pour un partenariat saint, fécond et fructueux.


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