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Aboubacar SYLLA se dit choqué : ‘’N’importe qui étudie au Sénégal a automatiquement de l’emploi’’ en Guinée

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Dans sa volonté de réformer le système éducatif guinéen, le ministre d’Etat Aboubacar SYLLA continue de rencontrer des recteurs et directeurs d’Établissement d’Enseignement Supérieur. Le porte-parole du gouvernement a insisté jeudi sur la nécessité d’une adéquation entre la formation et le marché de l’emploi.

Le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique promet de mener des réformes profondes pour redorer le système éducatif guinéen.

‘’Une grande réforme doit être menée au niveau du secteur de l’éducation en général particulièrement au niveau de l’Enseignement Supérieur’’, indique-t-il chez nos confrères de Visionguinee.

Aboubacar SYLLA affirme que les autorités éducatives n’ont pas la capacité de continuer à orienter un grand nombre d’Étudiants dans les Établissements d’Enseignement Supérieur.

‘’L’Enseignement Supérieur ne peut pas continuer à recevoir chaque année 30.000 à 40.000 Étudiants. L’Etat guinéen n’a pas les ressources nécessaires pour construire toutes les infrastructures nécessaires à la formation. Il n’a pas la possibilité non plus de former des formateurs à un niveau suffisant sans oublier qu’il n’y a pas de débouchées à la fin du cycle Universitaire’’, avoue-t-il.

C’est pourquoi, annonce-t-il, ‘’il doit y avoir une réflexion profonde et nécessaire pour que l’Enseignement Supérieur ne soit pas le sort inévitable de tous les bacheliers. On a plus besoin aujourd’hui d’ouvriers qualifiés que de cadres supérieurs. Aujourd’hui, tout le monde est cadre supérieur. Malheureusement, la formation n’est pas au rendez-vous’’.

‘’Moi ça me choque, en tant que guinéen, de me rendre compte que n’importe qui étudie au Sénégal ou vient avec un diplôme d’un pays d’à côté, a automatiquement de l’emploi. Par contre, les guinéens, qui ont des diplômes guinéens peuvent rester 5, 6 à 7 ans sans même trouver un lieu de stage, à plus forte raison un contrat à durée indéterminée’’, déplore le patron de l’Enseignement Supérieur.

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