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‘’Faible’’ admission au CEE ou l’examen d’entrée en 7e Année : Les avis très partagés des parents d’élèves

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Le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a rendu publiques les statistiques de l’examen d’entrée en 7e Année, ce lundi, 22 juillet 2019.

Sur un effectif de 228 869 candidats, c’est seulement 92 747, moins de la moitié, qui ont été admis lors de cet examen. Soit un pourcentage de 44,46%.

Des résultats, de mal en pis

Ce mardi, 23 juillet 2019, notre reporter a interrogé quelques citoyens sur le ‘’faible’’ pourcentage constaté cette année au niveau de l’examen de fin d’études élémentaires. Bintou Cisse, ménagère et mère de trois enfants, a déploré cet état de fait. « Cette fois-ci, les sujets étaient durs pour les enfants. Je n’arrive pas à croire qu’ils puissent être aussi collés de la sorte. On devait tenir compte de leur capacité de mémorisation des leçons ou de compréhension des questions. Moi, j’ai vu beaucoup d’enfants qui ont échoué. Le pourcentage de cette année est très faible. Nous constatons que les résultats vont du mal en pis », se désole-t-elle.

Puisque, croit-elle savoir : « les pourcentages ont régressé ces dernières années. Cette année, nous sommes en deçà de 50%, même la moitié n’est pas admise. C’est déplorable que le niveau d’admission diminue chaque année », a-t-elle dénoncé.

L’élémentaire, le fondement de l’école guinéenne

Cet autre interlocuteur, Ibrahima Diallo, gérant d’une boutique, pense tout à fait le contraire. Et trouve normal que l’examen d’entrée en 7e année soit ‘’aussi dur’’. Puisque, mentionne-t-il, cela va renforcer le niveau des élèves guinéens.

« Je pense que c’est normal que les choses se passent ainsi. Pour avoir de bons élèves, on doit serrer l’examen d’entrée en 7e année. C’est à ce niveau que le MENA doit être beaucoup plus sérieux, être beaucoup plus rigoureux, non seulement dans l’enseignement, la proposition des sujets mais aussi et surtout dans la correction des épreuves lors de cet examen. Il faut veiller sur la base, l’élémentaire qui est le fondement de toute éducation. Il ne sert à rien de bloquer des candidats du bac, alors qu’on laisse passer n’importe qui à l’examen d’entrée en 7e. C’est ici qu’il faut serrer la ceinture, ensuite au BEPC. Et à cette allure, nous aurons moins de problèmes avec les candidats de la terminale », explique-t-il, plus que jamais convaincu.

C’est pourquoi, il poursuit en ces termes. « Ensuite, nous pourrons nous frotter les mains dans le système éducatif guinéen », s’est-il confié, au micro de notre reporter.

Le prix à payer pour avoir des cadres compétents

« C’est en Guinée qu’on peut voir des élèves de la terminale qui sont incapables de construire une phrase complète sans déboitement et sans fautes. Moi, je suis contre le fait qu’il y ait assez d’admis pour la 7e année. On doit continuer à faire travailler dur nos enfants, puisque dès que la base est ratée, ce n’est plus facile de se rattraper. Que ne soient admis en 7e année que ceux qui le méritent, idem pour le BEPC et le Bac. Nous avons besoin de cadres compétents dans ce pays. Je crois que c’est une bonne initiative pour le système éducatif guinéen. J’encourage le gouvernement guinéen, particulièrement le MENA à continuer dans ce sens », a, pour sa part, renchéri, Jean Loua, enseignant. 

Daouda Camara

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