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CIMS Boké : Un « pari gagné » selon les participants

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Le premier Colloque International en Mines et Société (CIMS) de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké (ISMGB) a pris fin ce dimanche 22 mai 2022. Interrogés par notre envoyé spécial, les participants ont salué la tenue de cette conférence internationale. Ils parlent d’un « pari gagné » par l’ISMGB.

Ci-dessous leurs réactions…


Dr Mory KOUROUMA, Enseignant-Chercheur à l’ISMGB : « C’est un grand pari gagné par notre Institut. Parce que le colloque international a été très important pour nous, dans la mesure où, il regroupe des chercheurs de différents pays, différents horizons, différentes spécialités. C’est réellement la pluridisciplinarité qui fait son caractère le plus important dans le domaine aussi problématique que le domaine des mines et société ; les relations des mines et les sociétés environnantes. Donc c’est très important. Beaucoup de thèmes sont débattus qui, une fois si les conclusions sont prises en compte pourront éviter les problèmes sociétaux auxquels sont confrontés les entreprises minières et de façon corolaire tout le gouvernement. Il faut multiplier ce genre de colloque pas seulement à Boké, mais à travers toutes les institutions d’enseignement supérieur qui sont effectivement des creusets de savoir. Il faut mettre leur savoir au service de la population guinéenne pourquoi pas la population ouest africaine pour avoir un impact institutionnel de nos universités qui pourraient être beaucoup appréciées par les évaluateurs des universités à travers l’Afrique et à travers le monde. On sait rendu compte dans les évaluations récente les universités africaines ne figurent même pas sur la liste. Alors beaucoup de voix se sont élevés pour dire que c’est un tort, il faut évaluer d’abord les universités d’un même pays entre elles, d’une même région, avant de prétendre à une évaluation mondiale. Donc, il faut qu’on se soulève, il faut qu’on se batte pour que nous ayons des bons résultats. Et en matière d’évaluation, on ne peut l’avoir qu’en faisant de tel évènement ».


Dr Taliby Dos CAMARA, Enseignant-Chercheur à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry : « Je remercie très sincèrement les organisateurs, notamment Dr Ahmed Konaté qui a mis le paquet pour que cette rencontre, cette messe scientifique puisse avoir jour d’une part et d’autre part pour sa réussite. Les chercheurs de beaucoup de pays ont participés effectivement ou en ligne. C’est ce qui dénote le caractère scientifique international des journées. Mon message franc et sincère envers toutes les universités de Guinée, ce que l’ISMGB vient de réussir. Je pense que toutes les autres universités aussi peuvent réussir.

 On ne peut pas créer une université sans penser aux activités scientifiques. Elles sont au cœur de l’enseignement supérieur, car, au jour d’aujourd’hui au lieu que l’université ait trois pieds, c’est quatre pieds. Le premier pied, c’est la formation ou l’enseignement, le deuxième, c’est la recherche, le troisième, c’est appuyé la communauté et le quatrième pied, c’est l’innovation ou l’innovation technologique. Donc grâce à ces colloques, les universités, les chercheurs s’épanouissent, les chercheurs sont connus à travers le monde dans leurs domaines. Cette invite va aussi à l’endroit des autorités de l’enseignement supérieur et au gouvernement lui-même, car financer l’enseignement c’est financer le développement. C’est pour cette raison, je les invite à être actif dans le cadre de l’enseignement et de la recherche car c’est l’avenir du pays, c’est le développement même de la nation ».


Dr Houssou NESTOR, Enseignant-Chercheur à l’Université Houphouët Boigny d’Abidjan : « Je suis vraiment très ravis d’avoir été à ce colloque. J’ai été beaucoup instruit. Il y a eu beaucoup de communication. Il y a eu beaucoup de recommandation à la suite de ces communications. Il y a eu beaucoup d’échange fructueux. Je pars ravi. Mon souhait le plus ardent ce que toutes ces communications des universitaires et des spécialistes ne tombent dans les oreilles de sourd et que toutes les recommandations qui ont été faites soient portées aux différentes autorités, aux différentes institutions, aux différentes entités pour leur mise en pratique. C’est en cela que la Guinée en particulier et l’Afrique en général pourra bénéficier de l’expertise de ces personnes ressources ».


Mme DIALLO Aissatou Bobo, Conseillère Environnement à la CBG et Présidente du Réseau Environnement bauxite : « C’est une opportunité de s’ouvrir au monde, parce que retenez que le colloque n’est pas que guinéen, qu’africain, il est international. On a regroupé tous ces pays, c’est une opportunité pour moi de partager mon expérience, mais aussi d’acquérir l’expérience des autres dans le cadre de la science. Ce que je pourrai intégrer pour les futurs colloques, c’est vraiment encourager la participation de la femme à ces colloques, pas seulement être là pour applaudir les gens, mais être là pour communiquer. Ce qui veut dire on veut vraiment imprégner les femmes dans le monde de la science. Il faut encourager les femmes à se plonger dans la recherche parce qu’elle peut toucher toutes les couches de la société, c’est la première chose. Deuxièmement, il faut aussi qu’on arrive à faire cette confrontation entreprise minière et scientifique, parce que moi si je regarde les thématiques qui ont été débattues, ça pourrait être des solutions, d’énormes solutions aux différentes entreprises qui sont en place. Donc, c’est de penser à inviter les entreprises à être présentes aussi à ces colloques. Elles pourraient tirer beaucoup de solutions vis-à-vis des chercheurs, des publications qui sont passées pendant ces trois jours ».


M. Abdoulaye DIALLO, Chef Service Relation Extérieur de la Coopération de l’ISMB : « C’est une fierté pour nous d’organiser un tel colloque et que tout le monde parle de notre institution et c’est une façon de vendre notre institution. Montrer non seulement le monde intérieur et extérieur que nous sommes des hommes scientifiques. Nous travaillons dans la science et nous développons surtout le secteur minier. Parce qu’il y a eu même des intervenants jusqu’au Canada, ainsi de suite. C’est vraiment une fierté pour nous d’organiser. C’est la première édition et nous nous préparons pour la deuxième édition, et puis ça sera continuel pour vendre l’image de notre institution ».


Dr Mamadou Pathé DIALLO, Enseignant-Chercheur à l’Université de Kindia : « D’abord c’est un sentiment de satisfaction, puisque ce colloque, c’est une première à l’ISMGB qui arrive à regrouper des scientifiques venant de par le monde. Nous avons pu voir des participants venant du Mali, de la Côte d’Ivoire, mais aussi des Guinéens et même du Canada. C’est un colloque enrichissant dans le domaine minier et regroupant les enseignants chercheurs, ça facilite un peu le contact. C’est une première puisque les institutions d’enseignement supérieur ne devraient pas se renfermer sur elles-mêmes. Elles devraient privilégier la coopération interuniversitaire au niveau national qu’à l’international. C’est un pari gagné. Puisque l’engouement que nous avons constaté pendant ces trois jours laisse présager que l’ISMGB continuera dans ce sens et que beaucoup d’institutions d’enseignement supérieur comme l’université de Kindia je le pense pourront emboiter le pas ».


Dr Baco TRAORE (Malien), de l’Institut National Polytechnique (INP) Yamoussoukro : « C’est un sentiment de joie, de reconnaissance aussi de participer à ce colloque parce que c’est un grand évènement. Pour la première fois l’ISMGB a organisé un évènement pareil, c’est vraiment un honneur pour moi d’avoir participé à cet évènement ».


DIALLO Yaya Kenda Bailo, Enseignant-Chercheur Doctorant : « Je commencerai par remercier le directeur du laboratoire qui a eu la réflexion de venir vers l’ISMGB avec son équipe… Cela nous a permis nous en tant qu’enseignants chercheurs, étudiants et puis doctorant de nous ouvrir au monde scientifique. Vous êtes témoins dans la salle il y a des gens venus d’un peu partout en Guinée et dans la sous-région. Et nous avons même des exposants ailleurs dans le monde, en Amérique en Asie. Cela m’a permis d’avoir des ouvertures. Cela m’a permis de connaitre comment se présenter en tant que scientifique. Et cela m’a permis de me préparer conséquemment durant ma thèse de formation. Vous conviendrez avec moi que l’ISGMB a gagné son pari. Une organisation de cette envergure qui est la première à ce lieu et qui est réalisé dans les règles de l’art ».


Mamadou Oury DIALLO, Enseignant-Chercheur à l’ISMGB : « Nous sommes très ravis que ce colloque international organisé par l’ISMGB qui a vu la participation de plusieurs cadres venant de la sous-région, des universités de la Guinée qui sont là en train d’exposer les résultats de leurs recherches, généralement faites durant des années. Cela aussi a permis aux étudiants qui sont venus suivre de comprendre beaucoup de choses ; comment évolue la recherche à travers le monde ? Donc, c’est une satisfaction, à travers la direction générale, le Laboratoire qui a organisé ce colloque, à l’occurrence Dr Ahmed Konaté, responsable du laboratoire. Nous espérons que ce genre de colloque sera organisé dans les prochaines années qui verra la participation de beaucoup de cadres aussi ».


Mariam TREOU, Étudiante en master 1 à l’ISMGB : « ça été un réel plaisir pour moi d’être présente à ces journées. Pendant ces trois jours, j’ai aimé, parce qu’étant au master il y a eu différentes thématiques et différents conférenciers qui sont venus d’ici et d’ailleurs aussi.

Cela va me permettre de réfléchir sur mon thème étant au master. J’ai appris beaucoup de chose. La qualité de l’organisation était parfaite. C’est ma première fois de participer à un colloque international ».

Envoyé Spécial : SOW Telico

Tel : 622 98 10 01

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