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Impact des abréviations sur le niveau des élèves : ce que préconise l’enseignant Sékou Touré

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L’évolution technologique, notamment de la téléphonie mobile, entraîne un changement d’habitudes. Désormais, de plus en plus de jeunes communiquent à travers des messages (SMS) écrits le plus souvent avec des abréviations. Si cette méthode permet aux intéressés de gagner en temps en communiquant plus rapidement, elle a cependant un impact sur le niveau des élèves notamment en orthographe. C’est en tout cas l’avis de Sékou Touré, professeur de Français au lycée Kipé (Conakry).

L’enseignant explique que les abréviations ne sont pas mauvaises en soit, mais la façon dont les jeunes les utilisent aujourd’hui impacte sérieusement la formation des élèves. « Cela a un impact, pas seulement sur le niveau des élèves en orthographe, mais sur la formation en général. Parce que quand on dit élève, il y a deux choses : c’est l’information et la formation. La troisième chose, c’est lui-même qui se donne cela, c’est la transformation. L’information, c’est de venir en classe, suivre tout ce que l’enseignant va donner comme théorie par rapport à une discipline et par rapport à l’objectif qu’il s’est fixé. L’enfant maintenant, en écoutant, doit faire des prises de notes. Mais, dans ses prises de notes, avec le progrès scientifique, technique et technologique, nous assistons à une déperdition qui ne dit pas son nom.

Et quelle que soit la volonté de l’enseignant, si l’enfant va dans une autre réalité différente de celle du maître, il sera difficile qu’il se retrouve. Avec le développement de la téléphonie surtout, vous verrez aujourd’hui que les gens qui sont du même monde ou de la même génération ont les mêmes façons de comprendre les choses. Donc c’est l’effet de la mondialisation technologique. Les abréviations sont bonnes, mais pas dans tous les cas. Il faut savoir quand, comment et pourquoi abréger. Lorsque vous prenez note pour vous-mêmes, vous pouvez abréger.

Mais, lorsque vous êtes en train de prendre note pour d’autres ou lorsque vous écrivez dans votre cahier de leçons, vous ne devez pas abréger. Parce que vous pouvez un jour prêter votre cahier à vos petits frères, qui n’auront pas forcément la même compréhension que vous. Mais, lorsque vous vous habituez trop aux abréviations, même quand vous serez amené à faire un écrit administratif comme une demande par exemple, il vous sera difficile d’écrire correctement certains mots parce que leur orthographe vous échappe », a-t-il expliqué.

Selon lui, il arrive même parfois de trouver des abréviations sur les copies des élèves lors des évaluations. Une situation, dit-il, qu’il ne tolère guère. Pourtant, souligne l’enseignant, les élèves sont souvent sensibilisés sur cette question en classes. « Moi qui viens pour un cours de 2 heures, je sais que j’ai un programme à finir. Je suis dans une classe de terminale, moralement je me sens obligé de terminer le programme. Et quand je finis tôt, on en vient maintenant à certaines choses comme les abréviations : quels sont leurs avantages et leurs inconvénients ? On l’explique aux élèves. Parce que nous apprenons aux élèves la prise des notes avec les abréviations conventionnelles, mais on leur dit que cela ne se fait qu’à certains moments. Parce que lorsque qu’on fait de cela un métier, ça devient une habitude qui ne cesse pas, là ce n’est pas bon. On n’abrège pas quand on veut, là où on veut et comment on veut ».

Face à la montée en puissance du phénomène d’abréviations favorisée par la communication par SMS, Sékou Touré pense que les autorités éducatives doivent prendre la situation à bras le corps. « La solution, c’est d’interpeller les décideurs. Il faut que l’autorité publique fasse de cela une priorité, organise vraiment des journées des SMS, fasse de cela une préoccupation nationale. Voir les avantages et inconvénients. Au secondaire, ça va un peu, mais à l’Université c’est le système des brochures. Le Professeur vient expliquer son cours, et l’étudiant est incapable de prendre note. Donc, il faut interpeller les autorités là-dessus », lance ce professeur de Français.

L’évolution technologique, notamment de la téléphonie mobile, entraîne un changement d’habitudes. Désormais, de plus en plus de jeunes communiquent à travers des messages (SMS) écrits le plus souvent avec des abréviations. Si cette méthode permet aux intéressés de gagner en temps en communiquant plus rapidement, elle a cependant un impact sur le niveau des élèves notamment en orthographe. C’est en tout cas l’avis de Sékou Touré, professeur de Français au lycée Kipé (Conakry).

L’enseignant explique que les abréviations ne sont pas mauvaises en soit, mais la façon dont les jeunes les utilisent aujourd’hui impacte sérieusement la formation des élèves. « Cela a un impact, pas seulement sur le niveau des élèves en orthographe, mais sur la formation en général. Parce que quand on dit élève, il y a deux choses : c’est l’information et la formation. La troisième chose, c’est lui-même qui se donne cela, c’est la transformation. L’information, c’est de venir en classe, suivre tout ce que l’enseignant va donner comme théorie par rapport à une discipline et par rapport à l’objectif qu’il s’est fixé. L’enfant maintenant, en écoutant, doit faire des prises de notes. Mais, dans ses prises de notes, avec le progrès scientifique, technique et technologique, nous assistons à une déperdition qui ne dit pas son nom.

Et quelle que soit la volonté de l’enseignant, si l’enfant va dans une autre réalité différente de celle du maître, il sera difficile qu’il se retrouve. Avec le développement de la téléphonie surtout, vous verrez aujourd’hui que les gens qui sont du même monde ou de la même génération ont les mêmes façons de comprendre les choses. Donc c’est l’effet de la mondialisation technologique. Les abréviations sont bonnes, mais pas dans tous les cas. Il faut savoir quand, comment et pourquoi abréger. Lorsque vous prenez note pour vous-mêmes, vous pouvez abréger.

Mais, lorsque vous êtes en train de prendre note pour d’autres ou lorsque vous écrivez dans votre cahier de leçons, vous ne devez pas abréger. Parce que vous pouvez un jour prêter votre cahier à vos petits frères, qui n’auront pas forcément la même compréhension que vous. Mais, lorsque vous vous habituez trop aux abréviations, même quand vous serez amené à faire un écrit administratif comme une demande par exemple, il vous sera difficile d’écrire correctement certains mots parce que leur orthographe vous échappe », a-t-il expliqué.

Selon lui, il arrive même parfois de trouver des abréviations sur les copies des élèves lors des évaluations. Une situation, dit-il, qu’il ne tolère guère. Pourtant, souligne l’enseignant, les élèves sont souvent sensibilisés sur cette question en classes. « Moi qui viens pour un cours de 2 heures, je sais que j’ai un programme à finir. Je suis dans une classe de terminale, moralement je me sens obligé de terminer le programme. Et quand je finis tôt, on en vient maintenant à certaines choses comme les abréviations : quels sont leurs avantages et leurs inconvénients ? On l’explique aux élèves. Parce que nous apprenons aux élèves la prise des notes avec les abréviations conventionnelles, mais on leur dit que cela ne se fait qu’à certains moments. Parce que lorsque qu’on fait de cela un métier, ça devient une habitude qui ne cesse pas, là ce n’est pas bon. On n’abrège pas quand on veut, là où on veut et comment on veut ».

Face à la montée en puissance du phénomène d’abréviations favorisée par la communication par SMS, Sékou Touré pense que les autorités éducatives doivent prendre la situation à bras le corps. « La solution, c’est d’interpeller les décideurs. Il faut que l’autorité publique fasse de cela une priorité, organise vraiment des journées des SMS, fasse de cela une préoccupation nationale. Voir les avantages et inconvénients. Au secondaire, ça va un peu, mais à l’Université c’est le système des brochures. Le Professeur vient expliquer son cours, et l’étudiant est incapable de prendre note. Donc, il faut interpeller les autorités là-dessus », lance ce professeur de Français.

SOW Telico

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