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Université de Sonfonia : pléthore et chaleur dans les salles de classes

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L’université Général Lansana Conté de Sonfonia est la plus importante de la Guinée en termes d’effectifs. En 2016, elle comptait plus de 18.000 étudiants moins ceux qui sont inscrits en formation payante et ceux des études avancées (master et doctorat). Le manque d’extension fait cependant qu’elle soit confrontée à une pléthore d’étudiants dans les salles de classes rendant ainsi les conditions d’études difficiles.

Cet établissement a été créé par arrêté N°2005/104/MESRS/CAB/DRH en date du 26/01/05 sous l’appellation ‘’Université des Sciences Humaines, Juridiques et Economiques de Sonfonia-Conakry ‘’. Plus tard, le 14 janvier 2006, il prend le nom du Général Président Lansana CONTE.

Chaque rentrée universitaire est pratiquement la même à Sonfonia.  Les salles de classes  et les amphithéâtres refoulent du monde. Les étudiants qui ne trouvent pas de places assises sont obligés de se tenir débout au fond des salles ou même dehors.  Ils suivent les cours à travers les fenêtres. Pour occuper une place privilégiée, il faut se lever entre 5h30 et 6h, indique un étudiant.  Un autre, Oumar Rafiou Diallo qui fait la licence 2 en droit ajoute « je déplore le manque de places à Sonfonia.  Nous somme tellement nombreux dans la salle que nous avons du mal à comprendre certaines matières. »

Ces classes pour la plupart ne répondent pas aux normes. Peu d’entre elles disposent de micros et de ventilateurs. Pourtant, il arrive qu’une salle compte plus de 300 étudiants. C’est vraiment catastrophique, on se croirait dans un poulailler, regrette un intervenant.

Les étudiants de la 1ere année n’échappent pas à ce calvaire même s’ils déboursent 200.000 francs guinéens pour l’inscription. Pour ces nouveaux venus, la désillusion est totale. A l’insuffisance des tables-bancs, s’ajoute la chaleur étouffante entre 13h et 14h.  Alpha Ibrahima Sow de la licence 1 histoire  fait parti des nombreux déçus de ce système« j’étais à Mamou où j’ai fait le lycée. J’entendais parler de Sonfonia. On disait que c’est l’une des meilleures universités guinéennes mais je vois que ce n’est pas la réalité. Les salles de classes sont remplies, il n’y a pas de micros dans notre classe.  Certains enseignants n’élèvent pas la voix en expliquant les leçons. Lorsque des groupes bavardent derrière, personne n’est en mesure de comprendre. »

Les différents amphithéâtres reçoivent plus de 500 étudiants.  Salifou Camara licence 3 philosophie invite les autorités à revoir le cas de l’université de Sonfonia « c’est ma 3eme année mais rien a été amélioré. Depuis que je suis là, au niveau des classes, à chaque rentrée,c’est les mêmes effectifs. Je demande au gouvernement de construire des salles dignes de nom pour que les effectifs soient réduits et j’espère que le ministre Abdoulaye Yéro Baldé prendra ses dispositions afin de faire de Sonfonia une université moderne. »

Un constat de notre reporter, SOW MO YAYE pour universiteactu.com

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